Category: Conseils

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Quel est le meilleur moment pour acheter ou vendre un bien immobilier ?

Quand vendre un bien immobilier ? Voici nos conseils pour acheter ou pour mettre un logement sur le marché au meilleur moment.

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Gestion de copropriété VS gestion locative : qui fait quoi ?

Quels sont les rôles et spécificités entre la gestion de copropriété (syndic) et la gestion locative, on vous explique dans cet article.

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Entre deux locations : faut-il rafraîchir son bien ?

Comment améliorer le rendement de votre bien entre deux locations : rénovation esthétique, énergétique ou entretien, on vous guide dans cet article.

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Gestion des petits travaux à Bruxelles : le guide pratique

Vous êtes propriétaire d’un bien à Bruxelles ? Pour vous aider dans la gestion de vos petits travaux immobiliers, nous avons concocté un guide pratique qui répond aux questions que vous vous posez. 

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État des lieux locatif : pourquoi faire appel à un expert ?

Incontournable de la gestion locative, l’état des lieux n’est pas à prendre à la légère. Pour s’assurer de sa fiabilité, il est utile de faire appel à un professionnel. Un des partenaires de Contigo.Immo, Nicolas Rommiée, expert immobilier chez Axis Experts, nous éclaire sur la question.

  • Qu’est-ce qu’un état des lieux locatif ?

Nicolas Rommiée : « Un état des lieux locatif est la description détaillée d’un bien, avant l’entrée d’un locataire. Il est régi par l’article 1730 du code civil, et il est obligatoire. On peut comparer un état des lieux d’entrée à une photographie textuelle du bien, avant l’entrée du nouveau locataire. Il peut être réalisé soit entre parties (propriétaires et locataires), soit avec l’aide d’un expert. »

  • Quand doit-il être effectué ? 

N.R : « L’état des lieux doit être fait soit avant l’entrée du nouveau locataire, soit durant le premier mois d’entrée en vigueur du bail. Si on dépasse ce délai, le locataire peut refuser qu’il soit réalisé. Et ça, c’est risqué : sans ce rapport, on n’aura pas de base sur laquelle se fier à la sortie. Les dégâts engendrés par le locataire ne pourront donc pas lui être imputés, puisqu’on n’aura aucune preuve de l’aspect du bien avant son arrivée… L’état des lieux de sortie doit quant à lui être fait le dernier jour du bail, au plus tard. »

  • Les législations sont-elles les mêmes partout en Belgique ? 

N.R : « Avant 2018, le bail était régi par une loi qui datait de 1991. Mais depuis 2018, il s’est régionalisé et n’est plus une compétence fédérale. Cela a pour conséquence que les règles diffèrent légèrement entre les régions – en particulier en ce qui concerne l’état des lieux de sortie. Depuis 2018, les autorités ont créé des listes de répartition des réparations, travaux et entretiens impérativement à charge du bailleur ou incombant au preneur. »

  • Quelle est la plus-value à faire appel à un expert pour un état des lieux ? 

N.R : « L’expert est une personne extérieure, objective et neutre vis-à-vis de la mission. Il garantit un rapport d’expertise complet, précis, sans négligence et où tout est notifié. 

Il arrive souvent que le propriétaire et le locataire réalisent l’état des lieux d’entrée entre eux, et voient ensuite leur relation se dégrader lors de l’occupation du bien. Cela mène à des situations conflictuelles et à des désaccords au moment de l’état des lieux de sortie. Grâce à mon œil extérieur, je peux alors concilier leurs avis pour maintenir une relation cadrée entre eux. 

Mais il vaut mieux se protéger de ces situations en faisant appel à un expert dès l’entrée. Et pour cause : un état des lieux d’entrée mal réalisé peut être préjudiciable pour le propriétaire comme pour le locataire. Mon objectif est : zéro euro de dégât locatif au moment de la sortie. Cela évite des frais au locataire et permet au propriétaire de relouer directement. Ça arrange tout le monde !  

Pour ce faire, nous proposons notamment ce qu’on appelle un ‘welcome pack’ : nous informons et conscientisons le locataire sur ce qu’il peut et ne peut pas faire. Nous remettons également aux parties une liste de conseils locatifs, pour que tout se passe pour un mieux. 

D’un point de vue juridique aussi, l’intervention d’un expert amène de la sécurité, puisqu’il connaît les législations en place. Lorsqu’on réalise une expertise, on reçoit un ordre de mission qui valide notre intervention. Nous travaillons avec des documents-types qui encadrent l’état des lieux pour éviter tout litige par la suite. Et pour calculer l’ampleur des dégâts locatifs de manière objective, nous avons accès à des prix unitaires, qui ont été établis par des Commissions. » 

  • Comment choisir son expert immobilier ?

N.R : « Il existe deux types de profils capables de faire de l’expertise immobilière : les experts immobiliers et les géomètres experts. Mais au-delà du titre, ce qui est important, c’est que l’expert fasse partie d’une association de professionnels tels que l’UGEB (l’Union des Géomètres-Experts de Bruxelles), la Cibex (Chambre des experts immobilier de Belgique), ou encore l’ABEX (Association Belge des Experts). Quand on choisit l’expert avec lequel travailler, il est important de s’assurer qu’il fasse partie d’une association professionnelle, pour éviter de se retrouver avec un rapport d’expertise de mauvaise qualité. »

  • Y a-t-il des règles, des cases à cocher pour réaliser un état des lieux ?

N.R : «  Il n’existe pas de cadre réglementaire pour réaliser un état des lieux, la seule règle est qu’il soit bien détaillé. Un reportage uniquement photographique ne sera pas valable. Il doit contenir une description détaillée de l’ensemble des éléments qui constituent le bien. 

D’un point de vue légal, en cas d’état des lieux de sortie, il est indispensable d’avoir un PV de sortie signé, afin que les parties puissent libérer les lieux. » 

  • Concrètement, comment procédez-vous sur le terrain ? 

N.R : «  La façon traditionnelle se fait au dictaphone. Sur place, on fait une description détaillée de l’ensemble des éléments et des équipements d’un logement, avec une structure précise. On commence par décrire les plafonds, les murs, les sols, ensuite les équipements, l’état d’amortissement. Y a-t-il des coups, des éclats, des griffes ? Nous passons le bien au crible pour remonter toutes ces informations dans le rapport d’entrée locative. 

Au niveau des outils, le numérique se développe et tend à remplacer le dictaphone. Mais selon moi, dans la pratique, un rapport dactylographié au dictaphone est toujours de meilleure qualité qu’un rapport sous format numérique. » 

  • Sur Internet, il existe des formulaires-types d’état des lieux. Sont-ils fiables ?

N.R : « Non, s’y fier peut être très risqué. Dans ces inventaires, on retrouve des tableaux avec des cases à cocher : ‘cuisine : bon état, état moyen, mauvais état’. Mais qu’est-ce que ‘bon état’ signifie, au juste ? Ces termes sont trop subjectifs, et manquent de précision. Quand je me retrouve, en sortie locative, avec un rapport de mauvaise qualité, il arrive que je ne puisse pas réclamer son dû au locataire, même si les dégâts viennent de lui. Et ce, parce que le rapport manquait de précision au départ. Pour maintenir les droits de chacun et éviter les litiges, il est donc pertinent de faire appel à un expert dès le départ. 

En fait, on peut considérer qu’un état des lieux d’entrée, c’est le document qui va permettre de préparer le futur état des lieux de sortie. D’où l’importance de ne pas le négliger ! »

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Louer son bien en colocation : quels avantages ?

Partager les coûts, rompre l’isolement : la colocation est une tendance croissante, chez nous comme ailleurs. Si certains propriétaires sont réticents à l’idée de proposer leur bien en colocation, ce modèle a pourtant de nombreux atouts. Quels sont-ils ? Quelles sont les spécificités législatives du bail de colocation ? Les règles sont-elles les mêmes à Bruxelles et en Wallonie ? On fait le tour de la question pour vous !

La colocation, une tendance immobilière croissante

Selon une étude menée en 2021 par l’ASBL Samen Huis, 17 % des logements en Belgique sont des colocations, et ce nombre devrait encore grimper à l’avenir. La « coloc’ » est de plus en plus populaire et n’est plus l’apanage des étudiants. Le profil-type du colocataire ? Il est aujourd’hui un jeune travailleur, généralement salarié, qui cherche à cohabiter afin de partager le coût de la vie et/ou des liens sociaux. 

Car si la colocation a tant la cote, c’est parce qu’elle rompt la solitude, elle permet de partager un environnement social convivial avec d’autres personnes, ou d’élargir son réseau. En cohabitation, on peut également se répartir les tâches ménagères et partager les ressources (meubles, appareils électroménagers), ce qui réduit les coûts propres à chaque individu. Bref : la vie en colocation n’a pas dit ses derniers mots. Mais quid des propriétaires ?

Quels avantages pour le propriétaire ?

Pour le propriétaire, les avantages à louer en colocation sont nombreux :

  • Un meilleur rendement, puisque le propriétaire perçoit les loyers de plusieurs locataires au sein d’une seule propriété. 
  • La possibilité de louer plus facilement des grandes surfaces, compliquées à louer car trop grandes, qui s’adaptent mieux aux colocations qu’à une famille, un couple ou une personne solo.   
  • Une réduction du risque de vacances locative, puisque même si un colocataire quitte le bien, les autres se répartissent le loyer global, ce qui offre plus de stabilité financière au propriétaire.  
  • Le partage des charges. Loyers, charges publics, entretien : la cohabitation réduit la pression sur le locataire en partageant ces coûts entre plusieurs individus. Ce qui facilite le paiement, et donc avantage le propriétaire. 
  • Un élargissement du marché locatif : car en s’étendant, le modèle de la colocation offre davantage d’opportunités locatives au propriétaire. 
  • La possibilité de louer son bien légèrement plus cher, étant donné qu’il est supporté par un plus grand nombre de personnes. 

Le bail de colocation

Côté législatif, la colocation a tout de même ses spécificités. En Belgique, une loi sur la colocation est entrée en vigueur en 2018 afin de lui donner un cadre juridique qui profite à tous les partis. La législation n’est pas à 100% identique à Bruxelles et en Wallonie, mais l’esprit est identique.

Le bail de colocation implique notamment certaines conditions : 

  • L’habitation comprend au minimum une pièce d’habitation ou un local sanitaire commun (que se partagent les colocataires).
  • Il implique forcément la signature d’un contrat de bail de colocation, entre le bailleur et ses locataires, qui encadre leur relation de manière légale. 
  • Ce contrat prévoit notamment la solidarité des colocataires entre eux vis-à-vis du bailleur, ainsi que d’autres modalités. Cette clause essentielle du contrat de colocation prévoit donc que les colocataires garantissent individuellement l’ensemble des engagements du contrat, incluant le paiement de la totalité du loyer et des charges locatives. 
  • Entre eux, les colocataires doivent signer un pacte de colocation, regroupant les modalités pratiques de leur vie en communauté. Ce pacte ne concerne pas le propriétaire

Résiliation du bail de colocation

Résiliation par tous les colocataires

Si l’ensemble des colocataires d’un logement veulent mettre fin à un contrat de bail avant échéance, ils doivent prester une période de préavis de 3 mois s’il s’agit de leur résidence principale (c’est-à-dire qu’au moins un des colocataires y est domicilié). Les colocataires devront toutefois payer des indemnités au propriétaire, au prorata du nombre d’années d’occupation et selon la durée du bail.

Et si un seul des colocataires veut quitter le logement ?

Pour sortir seul de sa colocation, le locataire doit respecter certaines conditions, qui diffèrent en Wallonie et à Bruxelles.

  • À Bruxelles 

S’il veut quitter la colocation, le locataire est dans l’obligation de prester une période de préavis de 2 mois. Il doit également donner une copie de son préavis à ses colocataires, et s’engager à trouver un remplaçant, ou du moins à avoir « effectué une recherche active et suffisante (avant l’expiration du congé) en vue de trouver un nouveau colocataire ». 

  • En Wallonie 

Le colocataire doit prester un préavis de 3 mois. Il doit prévenir ses colocataires par lettre recommandée, via un huissier de justice ou en mains propres si les autres parties signent un reçu. Il doit également trouver un remplaçant qui doit être accepté par les autres colocataires, et par le propriétaire. 

Il est important de préciser qu’à l’arrivée de tout nouveau colocataire, les parties doivent signer un avenant au bail et au pacte de colocation. 

Gérer un bien en colocation : et si vous déléguiez ? 

En Belgique comme à l’étranger, le modèle de la colocation n’est pas prêt de s’étioler. Il fait d’ailleurs partie des tendances principales du marché de l’immobilier en 2024 – et pour la suite. En tant que propriétaire, envisager ce type de bail peut vous ouvrir des portes et représenter une option viable pour optimiser vos biens. À condition toutefois de sceller des contrats solides, de manager efficacement la cohabitation et de communiquer clairement avec vos locataires.  

Car gérer une colocation en tant que propriétaire peut représenter une véritable surcharge de travail. Changement de colocataire, multiplication des interlocuteurs, spécificités administratives… Cette tâche vous fait peur ou risque de vous prendre trop de temps ? Vous craignez la complexité législative, ou encore la communication avec les colocataires ? Vous faire aider par des spécialistes est un choix judicieux.

Chez Contigo, nous savons comment gérer ce type de location et nous connaissons les législations spécifiques en cas de contrat de bail en colocation. De quoi vous libérer l’esprit tout en optimisant votre bien au mieux !

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Le droit de préférence du locataire : qu’est-ce qui change ?

Nouveauté dans l’immobilier bruxellois : depuis le 1e janvier 2024, le locataire bénéficie d’un droit de préférence en cas de revente du logement qu’il occupe. On vous décrypte ce que ça implique pour les propriétaires.

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Quel est le profil du locataire à Bruxelles en 2023 ?

Face à la hausse des prix de l’immobilier et des taux d’intérêt, l’accès à la propriété se corse dans notre Plat Pays, et en particulier à Bruxelles. L’indice de performance énergétique (PEB) du bien est devenu un critère de choix pour les propriétaires. Les biens dotés d’un bon PEB s’arrachent comme des petits pains, et acheter une maison ou un appartement correctement isolé à un prix accessible devient de plus en plus compliqué… Résultat : le bruxellois reste locataire plus longtemps, et le marché de la location se porte bien. 

Cette tendance favorable aux propriétaires pousse nombre d’entre eux à se retrouver face à une multitude de candidats-locataires dès l’annonce de leur bien publiée. Mais pourquoi une telle demande ? Et comment décrire le profil du locataire bruxellois actuel ?  

Bruxelles VS ailleurs

En Belgique

En comparaison avec les autres régions du pays, Bruxelles-Capitale est celle qui compte le moins de propriétaires occupant leur logement (38,81%, contre une moyenne nationale de 66,17% d’après Statbel). C’est donc à Bruxelles que l’on trouve le plus de logements mis en location… Et donc le plus de locataires.  

La difficulté d’accès à la propriété est particulièrement prononcée à Bruxelles par rapport aux autres régions de notre pays. Et cette pression sur le logement existe aussi dans le secteur de la location. D’après le dernier baromètre des locations de la Fédération des agents immobiliers francophones de Belgique (Federia), le prix moyen des loyers à Bruxelles a augmenté de 4,2% en 2022. Il est aujourd’hui estimé à 1.154 €, contre 759 € en Wallonie (tous types de logements confondus).

En Europe

Au niveau européen toutefois, notre capitale n’est pas si mal lotie. D’après une étude récente menée par HelloSafe,  Bruxelles semble même être la capitale d’Europe de l’Ouest avec les loyers les plus abordables en 2023. Avec un prix médian de 765 € pour le loyer d’un studio dans le centre-ville, notre capitale se trouve bien en-dessous d’Amsterdam (1700€), Paris (1250€) ou même Barcelone (1000€). 

Part du logement dans le budget des ménages 

Quid de la part que pèse le logement dans le budget d’un ménage ? D’après Statbel, il représente toujours l’une des principales dépenses dans les ménages belges, avec 31,8% en 2020 (incluant le loyer, l’eau, l’énergie, l’entretien et d’autres frais). Les propriétaires et les agences immobilières estiment généralement qu’un loyer ne doit pas dépasser 35% du salaire net du locataire, ce qui représente environ 1/3 de ses ressources. 

Mais le Belge dépense-t-il plus pour son loyer que ses voisins européens ? Il semblerait que non : d’après HelloSafe toujours, la Belgique se situe à mi-chemin par rapport à ses voisins quant à la pression sur le loyer. Entre le Luxembourg (avec 37,4% du budget dédié au loyer) et la Lettonie, où elle est la plus faible de l’Union Européenne (avec seulement 16% du budget du ménage dédié au loyer).

Locataire à Bruxelles : portrait-robot

Vous vous demandez quel est le profil-type du locataire bruxellois ? Personne âgée en solo, jeune diplômé célibataire, couple marié avec enfant ou encore famille monoparentale : on a passé au crible la composition des ménages pour dessiner le type de locataire le plus courant dans notre capitale.

Les 3 principaux profils de ménage 

Selon les chiffres de Statbel, on peut distinguer trois types de locataires à Bruxelles, en se basant sur la composition des ménages.

1. En solo : une tendance croissante

Les ménages d’une personne représentent 47,1% des ménages bruxellois (contre une moyenne nationale de 35,9%).

Leurs caractéristiques : 

  • Ces ménages occupent ou recherchent généralement des biens de moindre superficie (studios, appartements une ou deux chambres maximum). 
  • Ils sont concentrés sur les zones les plus urbaines et n’occupent ou ne recherchent généralement pas de maisons. 
  • Cette constitution de ménage croît avec l’évolution sociologique de notre société. 

De nombreux facteurs peuvent expliquer la part croissante des ménages composés d’une seule personne. On fonde une famille plus tard, les schémas familiaux évoluent, la vie active est allongée, on vit plus longtemps… 

Comme l’explique la sociologue Marie-Thérèse Casman au micro de la RTBF en avril 2023, « Le mariage est de plus en plus tardif et les divorces de plus en plus fréquents. Pourtant, le mariage était l’une des raisons principales pour laquelle une personne quittait le cocon familial. Beaucoup vont vivre seul tout un temps et on peut même avoir une vie de couple tout en vivant chacun chez soi, ce qui fait qu’on est répertorié comme un ménage isolé ». 

Selon cet article toujours, le groupe le plus important des personnes vivant seules est celui des 65 ans et plus. En cause ? L’allongement de l’espérance de vie et les progrès médicaux qui permettent aux personnes âgées de rester autonomes plus longtemps. 

2. En famille : des profils variables

Les couples mariés avec enfants représentent 17,9% des ménages bruxellois, contre une moyenne nationale de 18,9%.

Leurs caractéristiques : 

  • Selon les cas, ces couples disposent d’un ou deux revenu(s).
  • Ce chiffre concerne les couples mariés. Mais il ne faut bien sûr pas oublier la proportion de couples non-mariés avec enfants, qui est en constante progression (hausse de 31,9% entre 2013 et 2023 à Bruxelles). 
  • Le type de logement occupé ou recherché dépend du nombre d’enfants et des revenus. 

3. Parent solo : en augmentation

Les familles monoparentales représentent 11,6% des ménages bruxellois, contre une moyenne nationale de 9,9%.

Leurs caractéristiques :

  • Bruxelles connaît depuis dix ans une importante augmentation du nombre de familles monoparentales (+10,3% depuis 2013). 
  • Le type de logement occupé ou recherché dépend du nombre d’enfants à charge et des ressources dont dispose le parent.

Quid de la colocation ? 

Vivre seul reste coûteux, raison pour laquelle de nombreux jeunes travailleurs se tournent vers la colocation. Selon la Société du logement de la Région bruxelloise, en 2018, 11% des logements bruxellois étaient loués en colocation. Et ce mode de vie est de plus en plus attractif pour les jeunes et moins jeunes. Et pour cause : face à l’augmentation des prix des loyers, de l’énergie et de l’alimentation, l’union fait la force !

Locataire bruxellois : faire fi des a priori

Face à ces chiffres, le constat est clair : le marché de la location bouillonne. Le paysage locatif actuel fait de toute évidence la part belle aux ménages solo, qui constituent une écrasante majorité dans notre capitale. Les familles monoparentales quant à elles représentent un modèle de plus en plus fréquent. En tant que propriétaire, il faut donc être conscient des évolutions constantes de notre société. Le locataire idéal d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier. Et c’est ce qui fait la force d’une ville qui bouge !

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La taxation des loyers réels, ce n’est pas pour tout de suite !

Les propriétaires investisseurs qui redoutaient un changement de leur régime fiscal peuvent se rassurer. La taxation des revenus locatifs réellement perçus n’a pas été retenue dans ce premier train de mesures, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2024.

La fiscalité reste donc très favorable aux bénéficiaires de revenus locatifs privés en Belgique. Mais reprenons au début : comment les revenus locatifs sont-ils taxés actuellement ? Et pourquoi la vaste réforme fiscale prévue par le gouvernement inquiétait-elle le secteur immobilier ?  

Taxation des loyers réels : état des lieux

Aujourd’hui, en Belgique, la personne physique propriétaire d’un bien et qui le met en location à une personne physique n’est pas taxée sur le montant des loyers réellement perçus, mais sur un montant équivalent à 140% du revenu cadastral indexé de son bien. 

Qu’est-ce que le revenu cadastral ? 

  • Le revenu cadastral (RC) est un revenu fictif égal au revenu annuel moyen net qu’un immeuble procurerait à son propriétaire. Ce montant correspond donc à la valeur locative moyenne nette d’une année du bien, à un moment de référence.
  • En Belgique, ce moment de référence est le 1er janvier 1975.
  • Selon la loi, le RC doit être réévalué tous les 10 ans par péréquation cadastrale. Or, la dernière péréquation remonte à 1980, sur la base des revenus locatifs de 1975. À défaut de réviser les revenus cadastraux, l’Etat indexe automatiquement le RC en fonction de l’indice des prix à la consommation en vigueur (1,863 en 2022).
  • Le RC indexé est calculé au niveau fédéral. Il représente le montant à indiquer dans la déclaration d’impôt des personnes physiques. 
  • Le précompte immobilier (PI) est l’impôt que le propriétaire est invité à payer directement à l’administration fiscale de la région dans laquelle le bien immobilier est sis.

Constat : ce système de taxation basé sur un revenu cadastral datant de 1975 est de toute évidence très avantageux pour le propriétaire, qui se retrouve imposé sur une base bien plus faible que celle qu’il perçoit en réalité.

Attention : la taxation à hauteur de 140% du RC indexé ne s’applique qu’aux revenus locatifs de biens à usage privé. Il est possible que le gouvernement cible bientôt les locataires qui déduisent tout ou partie de leur loyer comme frais professionnels. Leurs propriétaires seraient alors indirectement impactés.

Que redoutaient les investisseurs ? 

Depuis 2022, la vaste réforme fiscale prévue dans notre royaume a fait couler beaucoup d’encre. La principale vocation de cette réforme ? Réduire la charge fiscale sur le travail. Et pour cause : la taxation des salaires en Belgique figure parmi les plus élevées du monde. 

Le but de la réforme n’est pas de diminuer les recettes fiscales de l’Etat, mais bien d’en déplacer la charge, notamment vers le patrimoine. La taxation des loyers réels s’est dès lors retrouvée dans le viseur du ministre des Finances Vincent Van Peteghem. 

L’intention du ministre consistait à :

  • Aller vers une taxation généralisée des loyers privés, voire d’une taxation systématique des plus-values immobilières.
  • Ne plus taxer les biens immobiliers sur une base forfaitaire (comme c’est le cas avec le revenu cadastral), mais bien sur base du revenu réel au taux de 25%.
  • Instaurer la déductibilité des frais. Soit sur base d’un régime forfaitaire de 30%, soit sur base des frais réellement engagés. 

Le résultat : fausse alerte !

Début mars 2023, le ministre des Finances Vincent Van Peteghem a donc présenté sa très attendue note de réforme fiscale. Concrètement, elle contenait 25 mesures ayant pour but de déplacer la charge fiscale de 6 milliards d’euros. 

Excellente nouvelle pour les propriétaires : la taxation des loyers réels ne se trouve pas dans ce premier volet de la réforme. Les mesures non retenues devraient faire l’objet d’une deuxième phase de la réforme, sous une prochaine législature et donc à charge d’un prochain gouvernement. 

Mais alors, quelles mesures sont d’application ?

Aujourd’hui, il y a un consensus pour qualifier la réforme fiscale d’échec. On est bien loin des ambitions du début de la législature. Aucune des mesures ayant finalement fait l’objet d’un consensus politique ne concerne les revenus immobiliers pour les bien situés sur le territoire national.

Notre régime fiscal a une brique dans le ventre

Une chose est certaine : si on compare la Belgique aux autres pays de l’Union européenne, le régime fiscal est extrêmement favorable aux propriétaires investisseurs.

C’est bien connu, le Belge a une brique dans le ventre. Selon une enquête menée en 2020 et 2021 par la Banque nationale de Belgique, 72% des ménages belges sont propriétaires de leur logement. Et plus d’un propriétaire immobilier résidentiel sur six possède au moins une maison ou un appartement en plus de son habitation, à titre d’investissement ou comme résidence secondaire. Rien d’étonnant donc à ce que notre système fiscal prenne soin des propriétaires investisseurs. 

Si la fiscalité est aussi avantageuse pour les bénéficiaires de revenus locatifs, c’est avant tout parce que ces derniers échappent à une triple taxation : la taxe sur les loyers réellement perçus, une péréquation qui aurait eu pour conséquence une augmentation du revenu cadastral ainsi que la non-taxation des plus-values lors de la revente, dans la grande majorité des cas. 

Et si de telles mesures entraient en vigueur ? 

Instituer une taxation des loyers privés sur base des loyers réellement perçus aurait son lot de conséquences. 

  • Pour le propriétaire, qui subirait une pression fiscale accrue et double, avec :

Une explosion de son précompte immobilier (qui pour l’instant, on le rappelle, est calculé sur base du RC)
Avec une augmentation de la pression fiscale sur les loyers eux-mêmes.

  • Pour le locataire : si les propriétaires sont davantage taxés, il est fort probable que les loyers augmentent.
  • Pour les administrations fiscales, qui se verraient attribuer la lourde tâche de contrôler les loyers et dépenses réelles. Un travail titanesque qui demanderait du renfort de personnel. 
  • Pour l’évolution du marché en lui-même, sur un plan macro-économique. Ces dernières années, la chute des taux d’intérêts hypothécaires a poussé beaucoup de Belges à investir dans des biens immobiliers destinés à la location. Or, dans leurs calculs, ils ont pris en compte une faible taxation des revenus. Quid si cette taxation augmentait ? Bon nombre d’investisseurs se verraient contraints de revoir leur stratégie d’investissement.  

Pourquoi investir dans l’immobilier en 2023 ?

Outre ces avantages fiscaux qui font de la Belgique une terre de choix pour les propriétaires investisseurs, la période est également propice à investir dans la brique. On vous détaille les perspectives pour le marché immobilier en 2023 dans cet article. 

Vous hésitez à sauter le pas ? Contigo vous accompagne et vous conseille sur les biens qui valent vraiment la peine de s’y intéresser.  Avec une solide expérience dans le secteur, Contigo Immo se positionne aujourd’hui comme l’allié des investisseurs désireux de faire de leur acquisition immobilière un atout durable.

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